(SenePlus) – Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime a annoncé l’attribution de quatre licences de pêche démersale côtière, option poissonnier-céphalopodier, à un armement sénégalais, dans le cadre d’une nouvelle stratégie visant à renforcer l’approvisionnement du marché national en produits halieutiques et à consolider la souveraineté alimentaire du pays.
Dans un communiqué publié ce mardi 19 mai 2026, le département dirigé par le ministre des Pêches et de l’Économie maritime précise que cette décision fait suite aux travaux de la Commission consultative d’attribution des licences de pêche (CCALP), réunie le 12 mai 2026 conformément à la réglementation en vigueur.
Selon le ministère, cette mesure s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations arrêtées lors du Conseil des ministres du 26 novembre 2025, consacré notamment à la disponibilité des produits halieutiques sur le marché intérieur. Les autorités assurent que le processus ayant conduit à l’octroi de ces licences repose sur une démarche « transparente, inclusive et fondée sur des bases scientifiques rigoureuses ».
Le communiqué souligne qu’en novembre 2025, plusieurs armements avaient été officiellement consultés afin de manifester leur intérêt et de préciser leurs engagements dans le cadre de ce dispositif. À l’issue de cette procédure, un seul armement a accepté de s’inscrire dans cette dynamique de partenariat public-privé orientée vers l’approvisionnement du marché local.
L’armement bénéficiaire s’est engagé à consacrer l’intégralité de sa production au marché national. Il devra également contribuer au développement de la chaîne de valeur halieutique, notamment à travers la mise en place d’infrastructures de conservation et de distribution dans les zones les plus éloignées du pays, afin de faciliter l’accès des populations à des produits halieutiques de qualité à des prix accessibles.
Le ministère insiste également sur le fait que cette décision a été précédée d’une évaluation scientifique actualisée des ressources halieutiques réalisée par le Centre de Recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye. Les conclusions de cette étude ont mis en évidence l’existence d’un potentiel de pêche compatible avec un accès « limité, progressif et strictement encadré » à la pêcherie démersale côtière.
Dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la raréfaction des ressources halieutiques et à la hausse des prix du poisson, le ministère estime que cette initiative constitue une première au Sénégal. Elle vise à mettre en place, de manière formelle et encadrée, un mécanisme de pêche industrielle spécifiquement destiné à l’approvisionnement régulier du marché intérieur.
Les autorités réaffirment par ailleurs leur volonté de concilier préservation durable des stocks halieutiques, développement économique et satisfaction des besoins alimentaires des populations. Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime assure ainsi vouloir promouvoir une gestion « durable, responsable et transparente » des ressources halieutiques, tout en renforçant la consommation locale et la souveraineté alimentaire du pays.