Cameroun: L’ambassade de France renforce les contrôles pour les étudiants camerounais

Avec notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap

« La fraude est un vrai sujet », explique Muriel Piquet-Viaux, conseillère de coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade de France à Yaoundé. Des stratégies diverses utilisées dans les dossiers d’étudiants camerounais admis dans des écoles privées en France ont été révélées.

« Ça peut être de fausses attestations, de faux relevés, un papier d’identité qui n’est pas le bon, une attestation comme quoi vous avez de l’argent bloqué mais ce n’est pas le bon… », liste-t-elle.

Ces fraudes expliqueraient, selon l’ambassade, les nouvelles modalités financières exigées pour la délivrance de visas étudiants aux Camerounais souhaitant étudier dans des écoles privées françaises. Il leur est désormais imposé d’apporter la preuve du paiement intégral de la scolarité ou qu’ils possèdent la somme équivalente, avant l’obtention du visa.

Mais qu’adviendra-t-il des étudiants qui avaient déjà payé des acomptes en France ? Selon Muriel Piquet-Viaux, cela « dépend des établissement dans lequel l’argent a été versé ».  « Là il s’agit de bloquer une somme d’argent dans un compte. Quand le visa est accordé et l’enfant est accepté, cet argent est débloqué », poursuit-elle.

Le Cameroun est jusqu’ici le seul pays africain à se voir imposer de nouvelles règles par la France pour la mobilité de ses étudiants. Une décision que dénoncent de nombreuses familles.